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Raja Amari

Raja Amari

sélectionnée à emergence pour Satin rouge parrain Jean-Pierre Améris page film

Filmographie

Corps étranger (2016)
Berlinale
BIFF

Les Secrets (2010)
Festival international du film indépendant de Bruxelles, Prix spécial du jury
Festival international du film de Venise

Sur les traces de l’oubli (documentaire, 2009)

Satin rouge (2002)
Festival de Montréal, Prix du meilleur Film africain
Festival international de Turin, Prix du meilleur film
Festival de Seattle, Prix Junior du meilleur scénario et Prix du meilleur jeune réalisateur
Berlinale

Un soir de juillet (court métrage, 2000)

Avril (court métrage, 1998)

Le Bouquet (court métrage, 1995)

Entretien avec la réalisatrice

Extrait d’un entretien avec Raja Amari (2008)

« C’était une très bonne expérience, surtout pour les rencontres que j’y ai faites. J’ai vécu cela comme un champ d’expérimentation, un moyen de maîtriser mes appréhensions. Quand on réalise un premier film, les enjeux financiers ne sont pas les mêmes que pour un court-métrage. C’est une situation plus lourde, pas évidente à gérer. Grâce à emergence, j’ai pu expérimenter des idées de mise en scène, de lumière… C’était le moyen de préciser ce que j’avais envie de faire, et qui était un peu flou dans ma tête. J’ai pu me confronter à la présence des techniciens et des acteurs. Cela m’a permis de faire des choix de manière plus concrète.
Mon parrain, Jean-Pierre Améris, était très à l’écoute et a tout de suite aimé mon projet. Il n’a jamais essayé de se substituer à moi. Cela aurait pu être perturbant d’avoir un réalisateur en permanence à mes côtes. Le risque est de se sentir dépossédé de son film. Mais cela n’a pas du tout été le cas. J’ai pu comparer mes envies et mes idées aux siennes et me servir de ses conseils pour changer des choses dans mon film.
Le financement est toujours très difficile à trouver, surtout pour un premier film. Avec emergence, on bénéficie d’une bonne exposition dans les médias et cela influe sur le montage financier. Par contre, c’est plus difficile de faire son deuxième film. Réaliser un premier long-métrage n’ouvre pas forcément toutes les portes. Mon deuxième projet a été difficile à monter. On aurait voulu que je refasse le même film en quelque sorte. Or je voulais faire quelque chose de très différent. Finalement, entre-temps, j’ai réalisé un documentaire et mon troisième projet a pu être financé plus facilement. Il s’agit d’un thriller avec Hafsia Herzi, qui vient de remporter le César du meilleur Espoir féminin, et dont le tournage débute à Tunis au printemps. »