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Pierre Schoeller

Pierre Schoeller

sélectionné à emergence pour Versailles parrain Jacques Audiard page film

Filmographie

Un peuple et son roi (2017)

Le Temps perdu (2014)

Les Anonymes – Ùn’ pienghjite micca (téléfilm, 2013)
FIPA d’or, Prix Jérôme Minet

L’Exercice de l’État (2011)
Festival du film francophone d’Angoulême, Valois de la meilleure mise en scène
Festival international du film francophone de Namur, Bayard d’Or du Meilleur scénario
César du meilleur scénario original, du meilleur acteur dans un second rôle pour Michel Blanc et du meilleur son
Prix Lumières du meilleur scénario
Magritte du meilleur film étranger en coproduction et du meilleur acteur pour Olivier Gourmet
Un certain Regard, Prix FIPRESCI

Versailles (2008)
Festival Premiers Plans d’Angers, Prix du Public des lectures de scénario
Un certain Regard
Nommé aux César du meilleur premier film et du meilleur acteur
Festival international de Hambourg

Zéro Défaut (téléfilm, 2003)

Deux amis, prélude (court métrage, 1982)

Basse température (court métrage, 1984)

Entretien avec le réalisatreur

Extrait d’un entretien avec Pierre Schoeller (2008)

« Un après avoir participé à emergence, mon film est terminé et sélectionné à Cannes dans la catégorie Un certain regard. On a donc bien travaillé !
Il y a un an j’arrivais à la session avec un projet déjà bien avancé. Le casting et les premiers financements étaient en cours, j’étais à cinq mois d’un éventuel tournage. L’histoire de Versailles réunit trois personnages : une jeune mère à la rue avec son enfant et un homme qui vit dans une cabane à deux pas du château royal.
Au début d’emergence, je n’avais aucun des trois rôles, j’hésitais. emergence m’a permis de lever un doute sur ces choix ô combien essentiels.
D’autre part, les deux jours de tournage nous ont permis, à Julien Hirsch et moi-même, d’aborder les deux questions au cœur de l’image de Versailles : filmer l’enfant, filmer la pauvreté. Les deux semaines d’atelier sont une expérience très forte. On aborde toutes les questions du film à venir, même si on n’a pas tous les moyens pour y répondre.
Ce n’est pas de la théorie, mais des esquisses, des confrontations, des rencontres. C’était très intéressant de toucher à la matière du film. J’ai mesuré la difficulté de diriger un jeune enfant.
Lors de la projection des scènes libres à Paris, j’étais à quelques semaines du tournage. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience de tout ce qui n’allait pas ! Cela m’a confirmé dans les partis pris qui sont apparus après emergence. Je n’aimais pas du tout ce que je voyais et cela m’a véritablement remis en question. Et c’était très bien comme ça !
Tout va très vite à emergence, y compris les rencontres, les choix des collaborateurs. Travailler avec des techniciens et des comédiens que l’on ne connaît pas, c’est au départ un vrai défi, mais très vite cela devient un vrai plaisir. A peine le temps de se connaître et on se plonge de suite dans le travail de la fabrication du film. Les moyens sont là, de l’étalonnage au montage, puis le mixage. Ça a été une expérience très positive. »