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Julie Bertuccelli

Julie Bertuccelli

sélectionnée à emergence pour Depuis qu’Otar est parti parrain Emmanuel Finkiel page film

Filmographie

Le dernier vide-grenier de Claire Darling (2017)

Dernières nouvelles du cosmos (documentaire, 2016)
Nommé au César du meilleur film documentaire
CoLCoA

La Cour de Babel (documentaire, 2013)
Nommé au César du meilleur film documentaire
Festival international du film de Palm Springs

L’Arbre (2010)
Nommé aux César dans les catégories meilleure actrice, meilleure adaptation, meilleure musique originale.
Festival International du Film de São Paulo
Festival international du film de Cannes, Hors compétition

Antoinette Fouque, qu’est-ce qu’une femme ? (documentaire TV, 2008)

Depuis qu’Otar est parti (2003)
Semaine de la Critique, Grand Prix
César du meilleur premier film
Prix Lumières du meilleur scénario
Festival du film de Deauville, Prix Michel d’Ornano
Festival international du film de Varsovie, mention spéciale
Festival international du film de Rotterdam

Un monde en fusion (documentaire TV, 2001)

Entretien avec la réalisatrice

Extrait d’un entretien avec Julie Bertuccelli (2008)

« J’avais fait beaucoup de documentaires auparavant, néanmoins c’était la première fois que je faisais de la fiction et que je travaillais avec des comédiens. emergence a été bénéfique pour la direction d’acteurs, y compris pour le découpage. Dans le documentaire, les scènes ne sont jamais si préparées, si maîtrisées.
J’ai beaucoup aimé l’exercice des scènes imposées : il fallait faire avec des textes et des comédiens presque imposés. C’est évident mais c’est quand même drôle de voir à quel point, sur ces mêmes scènes, chaque film correspond extrêmement et étroitement à son réalisateur, on ne peut pas se tromper ! Ces exercices imposés m’ont déverrouillée avant de filmer les scènes de mon scénario. J’ai choisi de faire celles qui me paraissaient les plus difficiles, les plus ingrates. Je savais que je n’allais pas réussir. C’était ma feuille blanche où, quoique je fasse, ce n’était pas grave.
A emergence, j’ai pu donc librement faire et voir mes erreurs. Souvent, c’est dans l’erreur que l’on comprend et surtout qu’on apprend le plus. J’ai été parrainée par Emmanuel Finkiel, un ami dont j’avais été l’assistante. Sur les scènes libres, sa seule présence et son œil, dans ces moments là, m’ont fait progresser. Ce fut une occasion unique de travailler ensemble concrètement.
Autre expérience enrichissante, le chef opérateur était mon mari mais c’était la première fois qu’on faisait un bout d’essai ensemble avant le tournage avec moi comme réalisatrice. Ce fut un grand plaisir de voir que c’était possible de travailler ensemble ! Ensuite au montage, j’ai pu essayer des jeux de voix, des pistes que j’ai plus ou moins réutilisés par la suite. Avoir pu les expérimenter fait partie des petites étapes qui apportent juste une ou deux idées, et chaque idée est précieuse ! »