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José Alcala

José Alcala

sélectionné à emergence pour Alex marraine Sandrine Veysset page film

Filmographie

T’exagères (2018)

Coup d’éclat (2010)
Festival international du film francophone de Tübingen Stuttgart

Les Molex, des gens debout (documentaire, 2010)

Alex (2004)
Festival international de San Sebastian
Festival international de Rotterdam

Les Gagne-petit (court métrage, 1997)

Case départ (court métrage, 1990)

Via ventimiglio (court métrage, 1987)

Ceux d’en face (court métrage, 1983)

Entretien avec le réalisatreur

Extrait d’un entretien avec José Alcala (2008)

« Je suis arrivé à emergence à un moment où on venait d’avoir l’Avance sur Recettes du CNC mais les télés ne voulaient pas du projet. Je voulais absolument faire mon film avec une comédienne peu connue, je ne voulais pas de vedette parce que mon personnage devait rester anonyme. J’ai fait la session d’emergence avec Marie Raynal.
emergence, ça m’a mis devant mes responsabilités. Après la session, je me suis retrouvé seul, puisque j’avais accepté d’autres conditions, entre autres, celle d’une vedette pour le rôle principal. Pendant un temps, je n’ai plus été maître de mon film mais le résultat a été que, par la suite, je me le suis mieux approprié. Je me suis rendu compte qu’avec une comédienne connue, on n’obtenait pas plus d’argent.
Finalement, le film s’est fait avec Marie Raynal après avoir rencontré un autre producteur qui acceptait de reprendre le film avec cette actrice.
Cela m’a conforté ad vitam dans l’idée que le seul maître de la partie artistique, c’est le réalisateur et qu’il faut absolument aller jusqu’au bout de ses idées et ne choisir que des gens qui correspondent vraiment au projet.
À emergence, il y a quelqu’un que j’aime beaucoup, pour qui j’ai beaucoup d’affection, c’est Elisabeth. Elle était vraiment à l’écoute des réalisateurs et en même temps elle m’a quelques fois agacé. Elle proposait des idées qui n’étaient pas celles du film, qu’elle voyait plus sophistiqué alors que je le voulais plus abrupt. Je la remercie aujourd’hui car c’est en donnant son point de vue en permanence qu’elle m’a permis de mieux affirmer le mien. Finalement, j’ai vécu emergence à l’envers en me disant : « Voilà ce que je ne veux pas ! Je ne veux pas de travelling, pas de machines. Je dois m’enfouir, m’immerger avec ma comédienne incarnant mon personnage dans mon sujet » et c’est ce que l’on a fait durant le vrai tournage. emergence m’a beaucoup aidé pour aller jusqu’au bout de cette idée. »