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Joachim Lafosse

Joachim Lafosse

sélectionné à emergence pour Nue propriété parrain Abdelatif Kechiche page film

Filmographie

Continuer (2018)

L’Economie du couple (2016)
Festival du film de Philadelphie, Grand Prix du jury
Quinzaine des Réalisateurs
Festival international du film de San Sebastian

Les Chevaliers blancs (2015)
Festival international du film de San Sebastian, Prix du meilleur réalisateur
Festival international du film de Rio de Janeiro
Festival international du film de Hong Kong

A perdre la raison (2012)
Un certain Regard, Prix de la meilleure actrice
Prix Magritte du meilleur film, meilleure réalisation et meilleur montage
Festival international du film de Palm Springs, Prix de la meilleure actrice
Festival International du Film de São Paulo, Prix de la critique
Nommé au César du meilleur film étranger

Avant les mots (court métrage, 2010)

Elève libre (2009)
Festival International du Film de Locarno
Festival International du Film de Rotterdam
Festival International du Film de São Paulo
Quinzaine des Réalisateurs
Prix Magritte du meilleur acteur pour Jonathan Zaccaï et du meilleur espoir féminin pour Pauline Etienne

Nue propriété (2007)
Festival International du Film de Rotterdam
Mostra Internationale du cinéma de Venise
Festival International du Film de São Paulo
Festival international du film francophone de Namur

Ça rend heureux (2006)

Folie privée (2004)
Festival international du film de Locarno
Festival international du film de Bratislava, Prix Fipresci

Tribu (court métrage, 2001)

Entretien avec le réalisatreur

Extrait d’un entretien avec Joachim Lafosse (2008)

« Avant Nue propriété, j’ai fait Folie privée et Ça rend heureux, aujourd’hui, je viens de tourner Elève Libre. Je me nourris de toutes les expériences que j’ai vécues et emergence en est une. Il faut absolument préserver cette initiative. Pour moi, elle a été très positive et m’a permis d’aller où je voulais aller.
A la suite de mon premier court-métrage Tribu, j’ai écrit Nue propriété dans la foulée. Mais cinq ans après, on n’avait toujours pas de financement. Entre temps, j’ai tourné d’autres films « sauvagement », sans argent. Elisabeth les a vus dans les festivals et mon entourage m’a poussé à envoyer mon scénario à emergence.
Malgré quatre demandes d’aide à la production déposées en Belgique, j’ai recommencé une cinquième fois, cette fois-ci avec un dossier comportant des scènes tournées à emergence, des mots d’Elisabeth Depardieu, des acteurs Yannick et Jérémie Rénier, et là, on a eu l’argent. Au niveau de la quête de financement, l’apport d’emergence a été entendu en Belgique.
Sur la session, j’ai tourné une des scènes pilier du film : la crise entre le voisin et les enfants. Comme je venais de faire plusieurs courts-métrages en vidéo, sans moyen, j’étais encore dans le réflexe du film à financer. J’ai tourné caméra à l’épaule, en courant sur tous les personnages, dans l’optique d’avoir des scènes qui vont se créer au montage plus que sur le plateau. C’était assez découpé. Tout d’un coup, en voyant le résultat, tourné et monté de cette manière, je n’ai pas aimé. Je me suis souvenu que j’avais écrit Nue propriété avec l’idée de prolonger ce que j’avais commencé dans le travail formel de Tribu. Quand je suis arrivé sur le plateau du film avec les financements, je suis revenu sur ce que j’avais fait avec Tribu, en plan séquence fixe et en travaillant plus les hors champs.
emergence a été intéressant pour ça et m’a offert la possibilité de réfléchir plus loin sur la forme.
Pour moi, la réflexion au cinéma, c’est empirique : pour apprendre, il faut faire. C’est en cela qu’emergence est formidable, ce n’est pas un lieu de discours, c’est un lieu d’actions. »