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Gérald Hustache-Mathieu

Gérald Hustache-Mathieu

sélectionné à emergence pour Avril parrain Manuel Poirier page film

Filmographie

Poupoupidou (2011)
Festival International du film São Paulo

Avril (2006)
Festival international du film de Rome
Festival international du nouveau cinéma de Montréal

La Chatte andalouse (court métrage, 2002)
Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, Prix du public et prix de la presse
Festival international du court-métrage de Vila do Conde, Prix du public
Festival du film court de Brest, Prix du public
Nommé au César du meilleur court-métrage

Peau de vache (court métrage, 2000)
César du meilleur court-métrage
Festival Premiers Plans, Prix du jury
Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, Prix de la meilleure première œuvre de fiction
Festival international du film d’Odense, Prix du jury

Entretien avec le réalisatreur

Extrait d’un entretien avec Gérald Hustache-Mathieu (2008)

« Je n’ai pas fait d’école de cinéma et je n’ai pas eu la chance d’être pris à la fémis. Je suis autodidacte. Alors, ce qui m’enthousiasmait dans emergence, c’était de me retrouver dans cet endroit bien contraignant qui correspondait à mon attente. On apprend plus et mieux dans la contrainte. J’ai adoré tourner la scène imposée écrite par Pierre Salvadori.
Enthousiasmant aussi car faire un film est une occasion rare, on n’a pas le droit de se tromper. emergence offre à ses lauréats, un moment où, non seulement, on peut faire un film mais également, où l’on peut se tromper et tester des trucs que l’on aurait jamais osé essayer. emergence, ce sont des idées qui provoquent d’autres idées.
C’est le genre de truc qui se passe quand on est crevé. Parce que c’est une énorme fatigue, un truc éprouvant. On ne dormait que deux heures : on écrivait, on allait faire des repérages, on tournait, on montait. En fait, c’était génial, j’aimerais que ma vie soit toujours comme ça !
Autre exemple, au moment d’emergence qui se déroulait dans le sud, je n’avais qu’un traitement, le scénario était loin d’être fait. Pas de décor pour les séquences que je devais tourner au bord de la mer. On m’a emmené à Beauduc-en-Camargue, une plage désertique, jonchée de cabanes abandonnées. Je me suis servi de ce contraste et de la poésie de ce lieu un peu âpre. Au final, le film a vraiment été tourné au même endroit alors que je voulais, à l’origine, tourner près d’Arcachon. Si je n’avais pas fait emergence, le film n’aurait pas bénéficié de la magie de ce décor.
Ce qui est génial avec cette expérience emergence, pour nous autres jeunes réalisateurs, c’est que l’on peut échanger sur des sujets qui ne sont propres qu’à la réalisation. Il y a des vécus, que, seul, un réalisateur peut ressentir, notamment la solitude.
Alors que, paradoxalement sur un plateau, on est entouré, aidé par une équipe. emergence m’a permis d’échanger, d’aller voir le montage de l’un, de l’autre, j’ai aimé rencontrer des gens et des manières de faire différentes. »