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Eric Guirado

Eric Guirado

sélectionné à emergence pour Le fils de l’épicier parrain Manuel Poirier page film

Filmographie

Je te tiens, tu me tiens (court métrage, 2016)

Possessions (2012)
Festival de Films CINEMANIA

Le début de l’hiver (court métrage, 2009)
Festival international du film de Rotterdam
Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand

Comoedia, une renaissance (2007)

Le Fils de l’épicier (2007)
Festival international du film francophone de Namur, Bayard d’or du meilleur scénario et Prix du public
Festival international du film francophone de Tübingen Stuttgart, Prix d’aide à la distribution
CoLCoA

Quand tu descendras du ciel (2002)

Erreur système (court métrage, 2000)

Étoffe (court métrage, 2000)

& frères (court métrage, 2000)

Je suis un super héros (court métrage, 2000)

De marbre (court métrage, 2000)

Leçons de ténèbres (court métrage, 2000)

Un petit air de fête (court métrage, 1999)
César du meilleur court-métrage
Festival européen du film court de Brest, Grand Prix
Festival international du film de Cannes, Prix Kodak
Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, Mention spéciale du jury

Les Beaux jours (court métrage, 1997)

Lonelytude ou une légère éclaircie (court métrage, 1994)

Entretien avec le réalisatreur

Extrait d’un entretien avec Eric Guirado (2008)

« Quand j’ai fait cette session, en 2000, j’étais dans une phase de transition capitale entre le court et le long métrage. J’avais, entre autres, le projet Antoine et les nuages qui, sept ans plus tard, est devenu Le Fils de l’épicier.
Suzanne Schiffman, Bénédicte Couvreur et Elisabeth Depardieu ont joué les petites fées bienveillantes, néanmoins très perspicaces et fines pédagogues. Chacune à sa manière avait une façon différente d’aborder les réalisateurs et leur projet avec un discernement très aiguisé, prodiguant des conseils mais jamais d’injonctions.
Ce que j’y ai appris ? Avant même d’être une histoire de scénario ou de casting, le cinéma est une affaire d’équipe et d’un réalisateur capable d’emporter tout ce monde-là. C’est la capacité de pouvoir résister, dans le temps, à l’épreuve du tournage, de pouvoir gérer une entreprise, même éphémère.
Les contraintes sur emergence sont celles d’un long-métrage. J’ai très mal accueilli au début cet exercice de la scène imposée, puis, j’en ai retiré beaucoup de plaisir. Et j’ai pris une grande leçon d’humilité : on n’échappe pas à sa condition de « jeune con ». J’imaginais qu’en allant à emergence, je n’avais rien à me prouver.
Je mesure combien sont nécessaires des ateliers comme celui-là : on en bave tellement chacun dans notre coin qu’on a toujours la curiosité de partager trucs et astuces. Cela m’a énormément donné l’envie de transmettre.
Avec le recul, quelles sont les personnes vraiment généreuses dans ce milieu, ayant envie de provoquer des rencontres, de faire avancer les choses ? Le bilan, c’est que les p’tits gars d’emergence, ils n’avaient rien à y gagner et ils se sont donnés comme des malades. C’est précieux. »