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emergence 2 - Présentation

emergence a souhaité, pour ses 10 ans, développer de nouvelles actions, notamment en direction de talents issus de quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Le Conseil général de l’Essonne, qui soutient plusieurs associations proposant des ateliers d’éducation à l’image par la pratique audiovisuelle, a travaillé avec emergence à l’élaboration d’un nouveau projet intitulé « emergence 2 ». Celui-ci a pour objectif de permettre à de jeunes réalisateurs essonniens de réaliser un court-métrage tout en accédant à une formation spécifique et à une mise en réseau avec des professionnels de l’écriture et de l’image.

Le projet a été proposé à trois associations essonniennes de réalisation audiovisuelle : Citéart, 1000 visages et Grignywood, soutenues par le Conseil général (culture et/ou politique de la ville) et situées respectivement sur les communes de Vigneux-sur-Seine, Viry-Châtillon, et Grigny.
emergence 2 est un projet expérimental et empirique de formation à l’écriture et à la réalisation. Trois binômes de scénaristes/réalisateurs, issus des trois associations, sont accompagnés par des professionnels reconnus pour leurs compétences et leur pédagogie, pendant toutes les étapes de la genèse d’un film. Pour la session 2008/2009, les trois courts-métrages sont reliés par une thématique commune : « le portrait ».
Si emergence assure, grâce au soutien du Conseil général de l’Essonne, l’accompagnement à l’écriture et à la réalisation, les associations sont responsables de la production des films. Elles sont néanmoins appuyées lors de leurs recherches de financement. emergence 2 est composé de plusieurs phases et suivi par un comité de pilotage.

Phase 1 : L’accompagnement à l’écriture de scénario : mai 2008 – février 2009

A partir de la thématique et d’un premier écrit présentant les idées forces du projet de film de chacun, les trois équipes et l’intervenant travaillent ensemble au développement des trois scénarios.
Philippe Lasry, scénariste, a conduit l’Atelier écriture.
Les séances de travail s’organisent autour de la présentation et du questionnement collectif des scénarios de chacun. Tous les écrits sont successivement étudiés, ce qui met en place une dynamique collective permettant à chacun de bénéficier des commentaires, conseils et propositions de Philippe Lasry. De plus, pour mettre à profit les enseignements, chacun est convié à intervenir, analyser, proposer. Cette méthode de travail permet l’étude d’une grande palette de situations scénaristiques, avec de nombreuses possibilités de traitement, au plus grand bénéfice de chacun des participants. La formation à l’écriture devenant aussi généraliste que spécifique au projet de chacun.

Phase 2 : La recherche de financements : mai 2009 – septembre 2009

Le principe d’autonomie des projets dans la phase de recherche de financements a été retenu. De fait, les financeurs potentiels ne peuvent considérer les trois films comme un programme et les considèrent de manière individuelle.
Une fois finalisés, les projets de films sont déposés au CNC en vue d’une aide sélective à la réalisation de courts métrages, mais également à l’ACSE, au titre du fond « Image pour la diversité ». D’autres sources de financement sont également sollicitées.

Phase 3 : L’accompagnement à la réalisation : automne 2009

Une fois fixé sur l’économie de chacune des oeuvres, le comité de pilotage se réunira à nouveau pour définir les objectifs, la méthode et les calendriers de la mise en production des films et de l’accompagnement des réalisateurs.
A l’image de la méthode de travail éprouvée lors de la phase d’écriture, emergence proposera un accompagnement le plus spécifique possible aux besoins de chacun des binômes réalisateurs/scénaristes.
Des parrains accompagneront les équipes de la préparation du tournage au montage des courts-métrages.

Phase 4 : La diffusion des 3 courts-métrages : printemps 2010

Plusieurs structures de diffusion ont d’ores et déjà été sollicitées pour la diffusion des oeuvres. Les films pourront être kinescopés et faire l’objet d’une édition DVD.
Cinessonne, association de cinémas municipaux et associatifs d’art et d’essai, qui est aussi porteuse d’un ambitieux « Festival du Cinéma Européen en Essonne » se déroulant sur les 12 salles adhérentes, mettra en place une projection événementielle. Les trois films, assemblés en programme, seront alors publiquement présentés en salles, et accompagnés par leurs auteurs. Les films pourront ensuite faire l’objet de diffusion et de rencontres-débats dans les salles du réseau Cinessonne, dans les MJC organisant des ateliers et centres sociaux du département.
Citéart programmera les 3 films dans le Festival Nos Cités qu’elle organise chaque année en Essonne en mars.
Télessonne est une télévision locale de service public. Média associatif, il est le premier partenaire des productions locales, grâce à une dynamique politique d’apport en industrie et de préachat des droits de diffusion des oeuvres. Télessonne est volontaire pour diffuser, sur son réseau câblé comme sur sa web TV, les trois courts-métrages réalisés à travers le dispositif emergence 2.

Intervenant emergence 2: Philipe Lasry

Philippe-Lasry-INTERVENANT

Philippe Lasry est scénariste : « Le plaisir de chanter » d’Ilan Duran Cohen (2008), « Les fautes d’orthographe » de Jean-Jacques Zilbermann (2004) et réalisateur : « Faire avec », dont la sortie est prévue en 2009.

« Ces jeunes autodidactes attendaient de moi, probablement, que je les fasse accoucher d’une écriture respectueuse de leur univers et à la fois plus précise. Ils ont une réflexion authentique, nourrie par des parcours en creux et en bosse, et posent un regard cinématographique différent. Leur problématique tourne forcément autour de la reconnaissance et de l’intégration. Qui peut, mieux qu’eux, montrer ce quotidien poignant des sans-papiers, des animateurs de quartier ? Mon rôle a consisté à leur faire prendre la distance nécessaire pour dépasser les clichés qui, jusqu’à présent, dévalorisaient leur travail.


Par une pratique régulière, étalée sur l’année 2008, en une huitaine de séances de quatre heures chacune, le but a été de les amener à écrire un scénario de court-métrage. Leur potentiel est évident. Ils sont doués et tout proches aujourd’hui du long-métrage. »